Par des années de travail s’étalant sur la fin du dix-huitième et le début du dix-neuvième siècle, le théosophe avait amassé une immense documentation sur l’histoire de la Terre, sur la nature qui la couvre, et sur l’humanité qui s’y développe. Placé peu à peu devant l’évidence de l’impossibilité qu’il y avait de publier une telle somme de connaissances et d’érudition, Fabre d’Olivet dû se résoudre à se limiter en faisant paraître en 1822 (il avait 55 ans) deux volumes consacrés à l’Histoire des civilisations depuis les origines les plus lointaines, en s’attachant à y inclure tout ce qui se rapporte à l’état social de l’homme, et aux diverses formes de gouvernements. Le fruit de toutes ses études et recherches font de cette fresque « historico-philosophique » la pièce la plus importante de son OEuvre. De l’origine des sociétés humaines, il fournit descriptions et preuves, par déductions rationnelles ou analogies étymologiques. A l’époque de sa publication, aucun travail sur l’histoire politique et philosophique du genre humain ne pouvait lui être comparé ; aujourd’hui encore, presque deux siècles plus tard, cette somme amassée par l’auteur des Vers Dorés, semble bien être la plus belle description qui se puisse écrire sur la place, le rôle, passé, présent ou futur, de l’Homme dans l’Univers.
Introduction De La Première Partie Du Livre
La race blanche objet de son ouvrage selon Fabre d’Olivet
La race blanche errante, sauvage, sans lois…la race noire plus ancienne qu’elle dominait la terre
“A cette époque, dont plus tard je chercherai à déterminer la date, la Race blanche était encore faible, sauvage, sans lois, sans arts, sans culture d’aucune espèce, dénuée de souvenirs et trop dépourvue d’entendement pour concevoir même une espérance.
Elle habitait les environs du pôle boréal, d’où elle avait tirer son origine. La race noire, plus ancienne qu’elle, dominait alors sur la terre, et y tenait le sceptre de la science et du pouvoir : elle possédait toute l’Afrique et la plus grande partie de l’Asie où elle avait asservi et comprimé la race jaune.[….]…et, comme je viens de le dire (p.81), la Race blanche, qui ne faisait que de naître, errait aux environs du pôle boréal…”
Fabre d’Olivet nomme la race blanche « boréenne » et la race noir « sudéenne ». Il peine ensuite à définir l’origine géographique et civilisationnelle de la race blanche
“Il est assurément très difficile de dire à quelle époque la Race blanche ou hyperboréenne commença à se réunir par quelques formes de civilisation et encore moins à quelle époque plus reculée elle commença à exister….”
“…on trouve cent fois le nom des Hyperboréens dans les écrits des anciens, et jamais aucune lumière positive sur leur compte. Selon Diodore de Sicile, leur pays était le plus voisin de la lune…” (P.82)
“La Race noire a pris certainement naissance dans le voisinage de la ligne équatoriale, et s’est répandue de là sur le continent africain d’où elle a étendu ensuite son empire sur la terre entière et sur la Race blanche elle-même avant que celle-ci eût la force de le lui disputer.”
“Il est possible qu’à une époque très reculée, la Race noire se soit appelée sudéenne où suthéenne, comme la Race blanche s’est nommée boréenne, guiboréenne ou hyperboréenne…”
Origine de la Race blanche boréenne proche du règne animal
“….Voyons quels furent les commencements de la civilisation dans la race boréenne, dont je m’occupe exclusivement.”
Il est présumable qu’à l’époque où cette race parut sur la terre, sous des formes très rapprochées de celles de plusieurs espèces d’animaux, elle put, malgré la différence absolue de son origine, et la tendance contraire de ses destinées, rester assez longtemps confondue parmi elles.”
Fabre D’Olivet décrit les trois grandes puissances de l’Univers, qu’il reprend de Pythagore. Ces trois grandes puissances sont la Providence, le Destin et la volonté de l’Homme.
« La race noire que j’appellerai toujours Sudéenne à cause de son origine équatoriale et par opposition à la race blanche que j’ai nommé Boréenne ; la race noire, dis-je, existait dans toute la pompe de l’Etat social. Elle couvrait l’Afrique entière de nations puissantes émanées d’elle, possédait l’Arabie et avait poussé ses colonies sur toutes les côtes méridionales de l’Asie et très en avant dans l’intérieur des terres. Une infinité de monuments qui portent encore le caractère africain, existent encore de nos jours dans tous ces parages et attestent de la grandeur des peuples auxquels ils ont appartenu. Les énormes constructions de Mahabalipouram, les cavernes d’Ellora, les temples d’Isthakar, les remparts du Caucase, les pyramides de Memphis, les excavations de Thèbes et beaucoup d’autres ouvrages que l’imagination étonnée attribue à des Géants, prouvent la longue existence de la Race Sudéenne et les immenses progrès qu’elle avait fait dans les arts ».
« …. La race sudéenne très puissante et très répandue en Afrique et dans le midi de l’Asie, ne connaissaient qu’imparfaitement encore les contrées septentrionales de cette partie du monde et n’avait de l’Europe qu’une très vague idée (…) »
“Les hommes blancs aperçurent pour la première fois, à la lueur de leurs forêts incendiées, des hommes d’une couleur différente de la leur.
Mais cette différence ne les frappa pas seule. Ces hommes couverts d’habits extraordinaires, de cuirasses resplendissantes, maniaient avec adresse des armes redoutables, inconnues dans ces régions. Ils avaient une cavalerie nombreuses ; ils combattaient sur des chars et jusque sur des tours formidables qui s’avançant comme des colosses, lançaient la mort de tous les côtés. Le premier mouvement fut pour la stupeur.
Quelques femmes blanches dont ces étrangers s’emparèrent et dont ils cherchèrent à capter la bienveillance, ne furent pas difficiles à séduire. Elles étaient trop malheureuses dans leur propre patrie pour en avoir nourri l’amour. De retour dans leurs maisons, elles montrèrent les colliers brillants, les étoffes délicates et agréablement nuancées qu’elles avaient reçus. Il n’en fallut pas d’avantage pour monter la tête de toutes les autres. Un grand nombre profitant des ombres de la nuit, s’enfuit et alla rejoindre les nouveaux venus. Les pères, les maris n’écoutant que leur ressentiment, saisirent leurs faibles armes et s’avancèrent pour réclamer leurs filles ou leurs épouses. On avait prévu leur mouvement ; on les attendait. Le combat engagé, l’issue n’en fut pas douteuse. Plusieurs furent tués, un plus grand nombre demeura prisonnier ; le reste prit la fuite «
Apparition des 2 premières classes sociales chez les boréens: la noblesse et la roture.
Les Sudéens colonisent les terres Boréennes
« Tout trahissait cette Race infortunée, et semblait la conduire à sa perte absolue. Les femmes même des Boréens les abandonnaient pour leurs vainqueurs”
Les Sudéens colonisent les terres Boréennes et se heurtent au climat froid
Source : https://www.facebook.com/notes/narmer-tantamani-shabazz/fabre-dolivet-et-la-guerre-des-races-lhomme-blanc-sortant-des-cavernes-rencontre/1219001208135505/